Giovanni Scarciello


Autodidacte, il poigne le fer et le feu à travers les tribus et les habitants de l’Arche de Noé.

Dans un bric à brac, brique et broc, il façonne des sculptures totématiques et emblématiques à partir d’outils et des débris de fer façonnés.

Le fer parle, depuis des siècles, nous le travaillons pour le bien, le mal ou la beauté.

Mais l’homme si distrait ne l’entend pas.

Pourtant né de la terre, conception de la nature, forgé par la main de l’homme, le fer s’exprime de l’apparence pure d’un rouge vif sorti de la forge, martelé, tordu, corrodé par le passage du temps.

Tout comme l’homme, le fer nous raconte des choses…

C’est là que surgit son travail d’artiste.

Il écoute, récupère, soude, assemble, forge, rétablit la métamorphose des débris laissés par l’humanité.

Il crée des sculptures inspirées par la nature, ou mêlées à ce qui peut surgir de son inconscience.

Une autre vie, une autre âme ou peut-être que pour la beauté de vouloir créer sans limite et laisser vivre son plaisir d’une vie qui n’est qu’éphémère.

Etre artiste

"Je suis en plein dans mon métier de créateur,

en prenant tremplin sur un petit quelque chose de la vie.

Je brouille les illusoires frontières entre l’art et la réalité.

Ce travail que je m’impose dans chacune de mes œuvres,

possède un caractère, une nature qui lui sont propres.

J’assemble tous ces éléments, qui pour moi sont riches en souvenirs.

J’y parviens un peu car je crois en la vision intérieure de moi, même sur ce monde.

En réalité, le talent est fait de cette liberté, inouïe qui prend et se renouvelle sans cesse.

Chaque fois, sans dépasser la mesure,

sans chercher à éblouir, ni à convaincre.

L’art ne s’explique pas, il est personnel.

Exister pour vivre, naître dans nos plus belles créations.

Vivre son idéal, c’est ce paradis perdu au fond de soi-même.

Bâtir ses rêves, bâtir son désir en soi, pour qu’il soit la seule loi.

Mais peu importe, je vis heureux dans mon monde."


Giovanni Scarciello